Arrêtée après le téléchargement d’une Bible numérique - Choisir un auteur

   
Arrêtée après le téléchargement d’une Bible numérique
 
Choisir un auteur | 1287 lecteurs
Mis en ligne le : 27/03/2018

Dilobarkhon Sultanova n’imaginait pas avoir des démêlés avec la justice pour si peu.

Tout a commencé le 11 janvier à Shymkent, une ville proche de la frontière ouzbèke. Dilobarkhon avait remarqué une femme, Elmira Inibekova, qui fréquentait l’église locale depuis quelques semaines seulement. «Elmira m’a donné rendez-vous près d’un café. Là, elle m’a demandé de l’aider à télécharger la Bible sur son smartphone, puis nous nous sommes quittées», se souvient Dilobarkhon.

«Moins de deux minutes plus tard, deux policiers m’ont arrêtée, et un troisième est arrivé avec Elmira!» Dilobarkhon a été inculpée pour «activité missionnaire illégale» et «utilisation de littérature religieuse sans agrément». Il lui a fallu attendre le 13 mars pour être enfin acquittée, le tribunal ayant précisé que «la Bible n’est pas interdite et ne requiert pas l’agrément d’une expertise officielle.»

Est-ce que je suis une citoyenne suspecte du fait que je suis chrétienne? C’est la question que se posent Dilobarkhon Sultanova et bien d’autres chrétiens du Kazakhstan, dont les activités et l’utilisation de littérature sont strictement encadrées par l’article 490 du Code Administratif. Toute «activité missionnaire» est soumise à autorisation et la littérature religieuse doit bénéficier d’un agrément favorable avant d’être utilisée. Des lois régulièrement renforcées qui placent les chrétiens sous une surveillance implacable. Et gare aux contrevenants! Ainsi, Yklas Kabduakasov a purgé deux ans de prison pour avoir parlé de l’Evangile à des étudiants et sur le chantier où il travaillait. Yklas a été inculpé d’«incitation à la haine religieuse» à partir d’une affaire montée de toutes pièces.

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